Franck Vigroux et Elliott Sharp

Publié le par margoton despres

vendredi 8 décembre 2006

 

Le Petit Faucheux - Tours

 

 

J’avais décidé de ne pas faire de critique pour cette soirée. Je voulais garder mon plaisir de spectatrice pour moi. Petit plaisir égoïste.

Et puis… la moitié de la salle est partie… et moi, je suis restée.

Alors, ça interroge.

 

C’est vrai que ce que l’on nous propose à entendre là n’est pas habituel.

Deux guitares électriques desquelles ne sortiront aucune mélodie ; des machines, ordinateurs et autres samples.

 

Les gens partent parce qu’on les a trompés sur la marchandise…

La soirée s’intitulait « Jazz en Scènes » et on s’attend à écouter du jazz.

Or, je ne suis pas bien sûre que ce que Sharp et Vigroux nous ont proposé soit du jazz.

Ils sculptent la matière sonore, travaillent par couches superposées qui parfois se répondent.

J’ai entendu des arts plastiques.

 

Alors, était-ce le rôle du Petit Faucheux de programmer une telle installation ? Là n’est pas l’important. Mais devant des formes aussi « limites », la pédagogie semble être nécessaire. Le théâtre en abuse parfois, mais la musique ne semble pas du tout avoir assimilé ce rôle d’accompagnement que peuvent jouer les directeurs artistiques. Assumer sa responsabilité artistique n’est pas seulement programmer des choses difficiles ; c’est aussi les rendre accessible à son public …

 

Sinon, je crains que ça ne serve à rien !

Publié dans jazz

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